Catherine 29 décembre 2017

La science reconnaît les bienfaits de la méditation

Avec les progrès des neurosciences, des études ont permis de démontrer que la méditation modifie en profondeur la structure et le fonctionnement de notre cerveau. Bienveillance, compassion, une meilleure résistance à la dépression et au stress… De nombreux bienfaits sont attribués à la méditation. Et maintenant, ce sont les chercheurs qui l’affirment. Malgré cette récente reconnaissance, les études sur la question ne date pas d’hier. En effet, nous devons beaucoup aux recherches débutées il y a maintenant une trentaine d’années aux États-Unis, à l’époque, un Français d’origine chilienne Francisco Varela fonda un institut visant à faire parler science et bouddhisme : l’Institut Mind and Life (esprit et vie). Avec l’aide du chercheur américain Richard Davidson et l’aide du Dalaï Lama, il a commencé à étudier de près le cerveau des gens qui pratiquent la méditation avec l’aide des techniques d’imagerie cérébrale. Les premiers résultats ont été publiés dans des revues scientifiques de renom.

L’effet de l’entraînement

Le neuroscientifique Français Antoine Lutz, qui a anciennement participé avec Richard Davidson à ces études, souligne que le pratique soutenue de la méditation se traduit par une réorganisation de l’activité des circuits cérébraux qui étaye la régulation de l’attention et des émotions. En d’autres termes, la structure et le fonctionnement du cerveau change avec l’entraînement à la méditation. De la même manière que la région du cerveau est attribué au mouvement des doigts qui s’agrandissent chez un pianiste au fur et à mesure qu’il apprend à jouer du piano, les aires du cerveau sollicité par la médiation se développent avec la pratique. De plus, ces différences d’activation ou de volume du cerveau sont le reflet d’un plus grand développement des connexions neuronales dans cette région.

Moins d’efforts pour rester concentré

Wendy Hasenkamp et ses collègues de l’université d’Emory, aux États-Unis, ont identifiés des cycles de quatre phases, qui activent différents circuits, lorsque la méditation est focalisée sur la respiration, grâce aux détails de l’imagerie cérébrale (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). Dans la première phase, l’esprit déambule en se remémorant des souvenirs ou en se projetant dans l’avenir, l’activité du cerveau augmente dans un circuit que l’on peut appeler : mode par défaut. Celui-ci est à l’oeuvre lorsque notre cerveau est en repos et met en lien des régions qui sont parfois très éloignées. La seconde phase, est celle où l’on a conscience que l’on a été distrait et active d’autres régions cérébrales, elles sont issues d’un réseau que l’on appelle : de saillance. En d’autres termes, la conscience se réoriente vers ce qui est saillant. Puis, vient la troisième phase, l’attention se détache de tout ce qui peut être une source de distraction et où s’activent d’autres circuits. Pour finir, vient la dernière phase, l’individu méditant se concentre pleinement sur sa respiration et qui peut se traduire par une activité plus accrue dans le cortex préfrontal dorsolatéral.

Ainsi ces recherches sont déjà mise en application notamment dans les centres de soin de maladies graves et douloureuse comme le cancer par exemple.

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